* Michael Brooks (1988-1992)

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* Michael Brooks (1988-1992)

Message  Sieben le Lun 9 Avr - 16:05

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Michael Brooks (1988-1992)







Biographie
http://fr.wikipedia.org/wiki/Michael_Brooks
Michael Brooks (Michael Antony Brooks, surnommé Mike) est un ancien joueur américain de basket-ball, naturalisé français, né le 17 août 1958 à Philadelphie (Pennsylvanie).

Jouant au poste d'ailier fort malgré une taille moyenne (2,01 m), il se fait remarquer dès son passage à l'Université de la Salle (NCAA) par ses impressionnantes qualités physiques et techniques, devenant le 2e meilleur marqueur (2628 points) et le 3e meilleur rebondeur (1372 rebonds) de l'histoire de la Salle1.

Élu MVP de la NCAA en 1980 lors de sa dernière année universitaire, il est logiquement drafté en NBA dans la foulée, au 1er tour (9e choix) par les San Diego Clippers.

Titulaire indiscutable dès sa première saison en NBA (1980-1981) au sein des Clippers, il aligne des statistiques remarquables pour un rookie (14,7 points et 5,4 rebonds par match).

Mais, alors qu'il est devenu une valeur sûre de la NBA, il se blesse gravement au genou au cours de la saison 1983-84. Suivent plusieurs opérations et une longue rééducation, qui le tient éloigné des parquets pendant près de deux ans.

De retour de blessure, il est signé par la franchise NBA des Indiana Pacers au début de la saison 1986-87 mais ne retrouve pas son niveau de jeu antérieur, cantonné à un rôle de remplaçant. Michael Brooks finit alors la saison en CBA, à Rapid City puis Charleston.

Situation similaire l'année suivante. Après un début de saison décevant au sein des Denver Nuggets en NBA, il redescend en CBA, à Albany, retrouvant des statistiques impressionnantes (14,9 points et 11,9 rebonds par match), récompensées par le titre de MVP de la CBA (1988).

Au total, Michael Brooks aura joué 319 matches de NBA, avec une moyenne de 12,8 points et 6,3 rebonds2.

Recruté par le CSP Limoges au début de la saison 1988-89, il va très rapidement prouver ses qualités de shooteur de près et de rebondeur physique et présent, formant une doublette américaine légendaire avec l'ailier Don Collins, encore considérée aujourd'hui comme l'une des meilleures ayant jamais joué au club3.

Au cours de son passage à Limoges, Michael Brooks remporte ses premiers titres collectifs (champion de France de Pro A en 1989 et 1990) et continue à briller sur le plan individuel (MVP du championnat de France en 1991 et 1992).

Au terme de ces quatre saisons au CSP Limoges, il aligne une impressionnante moyenne de 18,9 points et 9,6 rebonds par match.

Libéré par Limoges en raison notamment de son âge, Michael Brooks signe avec Levallois Sporting Club Basket en 1992. Démontrant toujours ses qualités au tir intérieur et au rebond, il continue à briller les années suivantes et affiche encore une moyenne de 14,3 points et 9,6 rebonds par match à l'issue de la saison 1994-1995.

Il rejoint alors l'équipe de Strasbourg Illkirch-Graffenstaden Basket pour une dernière saison professionnelle, gâchée par des blessures, avant d'arrêter sa carrière en 1996.

Michael Brooks, qui a obtenu la nationalité française après son mariage, a ensuite évolué en France au sein de divers clubs amateurs (Marseille, Chatellerault), démontrant une passion intacte pour le basket-ball.




1976-1980 LaSalle University (NCAA)
1980-1984 San Diego Clippers (NBA)
1984-1986 blessé, n'a pas joué
1986-1987 Indiana Pacers (NBA), puis Rapid City et Charleston (CBA)
1987-1988 Denver Nuggets (NBA), puis Albany (CBA)
1988-1992 CSP Limoges (Pro A)
1992-1995 Levallois Sporting Club Basket (Pro A)
1995-1996 Strasbourg Illkirch-Graffenstaden Basket (Pro A)









Statistiques (cliquer pour agrandir)
http://www.basketarchives.fr





A retrouver sur ce topic
Arrow Reportage Mondial Basket ("Michael Brooks, le basketteur aux deux vies")


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Re: * Michael Brooks (1988-1992)

Message  Sieben le Dim 29 Avr - 17:07

Michael Brooks, le basketteur aux deux vies
Samedi 24 Septembre 2011 - 14:56

En 1984, suite à une rupture des ligaments croisés du genou, on donnait Michael Brooks perdu pour le basket. Opération, rééducation. Après avoir écumé les ligues mineures, l’ex-Clipper traverse l’Atlantique et rejoint Limoges pour former un duo d’exception avec Don Collins. Cette paire américaine de feu offrira tous les succès au CSP.

Imaginez-vous accéder au sommet. Et plonger dans le vide la seconde d’après. Un saut. Une mauvaise réception. Genou droit bousillé. Ligaments rompus. Pour Michael Antony Brooks, tout s’écroule ce 4 février 1984 à Cleveland. La vie du natif de Philadelphie vient de prendre une autre direction.

« J’en étais à ma quatrième saison avec les San Diego Clippers (ndlr : futurs Los Angeles Clippers). Tout allait bien, je tournais à 11 points et 7 rebonds sur 30 minutes. J’étais sur le point de signer un gros contrat sur 5 ans. Quand je suis tombé, j’ai d’abord pensé à revenir en défense puisque j’avais perdu le ballon. Mais pas moyen de me relever. Le kiné est arrivé, on m’a porté jusqu’aux vestiaires. Le docteur des Cavaliers a examiné mon genou et m’a dit : « Je crois que les ligaments croisés sont touchés ». Je lui ai répondu : « Je ne sais pas ce qu’il y a mais fais-moi un strapping, j’y retourne ». Il m’a regardé, désolé : « Non. C’est fini pour ce soir et pour la saison. » Je n’arrivais pas à le croire… »

Michael n’a pas encore entendu le pire. De retour à San Diego, il consulte un spécialiste.

« Je t’opère demain. Et je dois te dire la vérité : il est possible que tu ne puisses plus rejouer au basket. »

« Là, c’était trop. J’ai pleuré pendant une demi-heure. J’avais 25 ans, j’avais la gloire, l’argent, le bonheur. Mes rêves étaient devenus réalité et tout à coup, on venait me dire que tout ça était fini. »


Les efforts, les sacrifices, les espoirs, un pan entier de son existence… Tout s’écroule. Le destin tord le cou à cette existence entamée le 17 août 1958 à Philadelphie, jour de la naissance de Michael Anthony Brooks. La maman, Aretha, Blanche d’origine italienne, travaille dans une banque. Le papa, Rudolph, est Noir. Il est tailleur dans un grand magasin de vêtements.

« Les mariages mixtes n’étaient pas du tout appréciés à l’époque. J’ai vite connu le phénomène classique : j’étais Noir pour les Blancs et Blanc pour les Noirs… A la maison, ce n’était pas l’opulence mais on n’a jamais manqué de quoi que ce soit. »

La naissance de ses deux sœurs égaye la vie du foyer.

« On est allés s’installer dans un quartier blanc. Les voisins ont été surpris. Ils n’avaient pas l’habitude. D’ailleurs, depuis, il n’y a plus de Blancs… Puis mes parents ont divorcé. Nous sommes restés avec ma mère. Je suis devenu l’homme de la maison. J’ai eu des responsabilités très jeune. »

Michael a touché à tous les sports quand il découvre le basket. Pas à l’école puisqu’il n’y a pas d’équipe dans son lycée catholique, West Catholic, à Philadelphie.

« J’allais jouer dans une salle qui se trouvait sur le territoire d’un gang. Je ne faisais pas partie du gang de mon quartier - les chefs me respectaient suffisamment pour ne pas me forcer à y entrer - mais traverser la ville n’était pas toujours plaisant… »

A 15 ans, il participe à un camp d’été. C’est le déclic. Mike choisit la fac de LaSalle et prépare un diplôme en justice criminelle. Sur les parquets universitaires, il brille dès son année freshman, rapportant la bagatelle de 20 points et 10.7 rebonds par match. En 1977-78, 24.9 points et 12.8 rebonds. Dans sa saison junior (23.3 pts, 13.3 rbds), il participe aux Jeux panaméricains à Porto Rico avec la sélection US coachée par Bobby Knight. Ses partenaires ? Mark Aguirre, Ralph Sampson, Tom Chambers et Isiah Thomas, entre autres. La crème ! Pas étonnant que Michael commence à penser à la NBA. D’autant qu’un jour, le terrible Bobby Knight le traite de… « minable ».

« Le lendemain, il m’a convoqué pour me dire que j’avais le plus gros potentiel de toute l’équipe et il m’a fait comprendre l’importance du travail. Venant de la part de quelqu’un que je considérais comme le maître du basket, c’était quelque chose ! »

Ses stats sur 9 matches : 17.4 points et 6.1 rebonds. Les Etats-Unis décrochent l’or.

MORTELLEMENT PIQUE PAR LE « COBRA »

En 1980, Michael est capitaine de l’équipe olympique US pour les Jeux Olympiques de Moscou. Excusez du peu ! Manque de pot, le président américain Jimmy Carter décide de boycotter le rendez-vous suite à l’invasion de l’Afghanistan par l’Armée soviétique. Le deuxième meilleur marqueur (2 628 pts) et troisième meilleur rebondeur (1 372 rbds) de l’histoire des Explorers de LaSalle se consolera avec une 9e position dans la draft.

Rookie chez les Clippers, il obtient très vite une place de titulaire. Sa production moyenne : 14.7 points et 5.4 rebonds. Les joueurs de Paul Silas terminent 5es de la division Pacific (36-46). San Diego est à la rue dans sa Conférence (17 victoires en 1982 puis 25 en 83) mais au moins, le n°7 joue. Même en 1982-83, lorsqu’il sort du banc (26 fois titulaire), il ne descend pas en dessous des 30 minutes. Et en 1984, alors que les Clippers sont passés sous les ordres de Jim Lynam, c’est le drame… Saison écourtée. 47 apparitions, 11.3 points et 7.3 rebonds. Opération, rééducation, souffrance, doute. Heureusement, le mental ne lâchera pas.

« Je commençais à faire des conneries. Je sortais, je buvais, je dépensais mon blé n’importe comment… Puis un jour, je me suis regardé dans la glace. Si je voulais rejouer, je ne pouvais compter que sur moi. »

Michael reprend tout de zéro.

« Au début, je jouais avec des étudiants en médecine, le genre qui porte des chaussettes noires et des chaussures de jogging… Après ce que j’avais connu, c’était la déprime. »

Trente mois après l’accident, la sortie du tunnel approche. Un passage éclair chez les Pacers, toujours avec le n°7, dans un rôle de remplaçant, très loin de son niveau passé (10 matches en 1986-87). Des piges en ligues mineures. Philadelphia Aces (USBL). Albany Patroons avec, à la clé, le titre de MVP de la CBA (14.9 pts, 11.9 rbds). Des petits remplacements en NBA, comme à Denver - avec le n°35 - lors de l’exercice 1987-88. Et enfin l’appel de l’Europe.

« J’ai été contacté par Limoges. Des copains m’ont conseillé d’y aller. Ils m’ont dit que c’était les Lakers français. Le contrat était intéressant, j’ai accepté. »

Quatre ans plus tard, en 1992, Michael Brooks, meilleur Américain de France, est toujours là. Enthousiaste. Ambitieux. Serein. Et tout simplement heureux. Le CSP lui a permis de mener une vie de basketteur épanouie. Titre de Pro A en 1989. Back-to-back en 1990. Tournoi des As en 1990. Deuxième place en 1991 et 92. Deux titres de MVP du championnat, en 1991 et 92. Une 3e place de l’Euroleague en 1990 (26 pts contre l’Aris Salonique) après une défaite 101-83 contre le Split de Toni Kukoc et Bozidar Maljkovic. Une participation au prestigieux Open McDonald’s de Bercy en 1991, sous un maillot vert à l’époque, frappé du logo Opel.


Tout cela a été possible parce que Michael est désormais le meilleur. Et parce qu’il a eu la chance (la réciproque est vraie) de croiser la route de l’ailier américain Don Collins, présent au club depuis 1987 après un périple tumultueux en NBA (Atlanta, Washington, Golden State, Milwaukee). Les piqûres du « Cobra » sont mortelles. C’est un tueur. Un ailier racé, vif, insaisissable, redoutable finisseur, injouable en un contre un.

Brooks est un ailier fort de 2,01 m et 100 kg. C’est un excellent attaquant près du cercle et un rebondeur massif, très présent. Sous le cercle, sa puissance, sa mobilité et sa vitesse d’exécution font des ravages. Tonique et doté d’une excellente technique, il sait absolument tout faire. Et devient proprement incontrôlable. L’association de ces deux-là donne une paire monstrueuse. Longtemps, elle fera les beaux jours du CSP. Qui n’est pas près d’oublier sa doublette américaine. Impossible, bien sûr, de dissocier ces deux-là de Stéphane Ostrowski ou Richard Dacoury.

Et puis Mike, c’est un art de vivre. Professionnalisme extrême sur les parquets. Décontraction maximale en dehors. Le bonhomme aime la fête. C’est un être hors du commun. La star américaine dans toute sa splendeur.

« Je me plais ici, explique-t-il en 1992. Ma femme est de Limoges. Ma fille Athena y est née. Même si je pars jouer ailleurs, je crois que je m’installerai ici à la fin de ma carrière. »

La fin, ce ne sera pas pour le lendemain, tellement il a faim. Quand on a connu l’enfer, le quotidien peut avoir un goût de paradis. Brooks quitte Limoges en 1992. Atteint par « la limite d’âge » : 34 piges. Sa moyenne sur 4 ans : 18.9 points et 9.6 rebonds. Parce que l’aventure ne peut s’achever ainsi, il s’engage à Levallois. Son impact près du cercle demeure intact (18.5 pts en 1993 et 94, 14.3 en 95). Sa présence dans les airs aussi. Il ne descendra pas sous les 9.3 prises. Ayant acquis la nationalité française par son mariage, il termine meilleur rebondeur tricolore de Pro A en 1995 (9.6 rbds). Trois fois, Levallois participera aux playoffs. Meilleur résultat : deux quarts de finale contre Antibes en 1993 et 95 (0-2 les deux fois).

Cinq fois All-Star de 1989 à 93, Brooks s’offre, à 37 ans, un dernier challenge à Strasbourg. Mais son corps dit stop. Les blessures l’empêcheront de disputer plus de 11 matches (11.8 pts, 7 rbds tout de même !). Fin de l’aventure Pro A. Huit saisons pleines. Pour le plaisir, Mike joue encore en amateurs. En 2006, il entama une carrière d’entraîneur en Suisse. Elle le mena à Genève et Zürich.

Pour la petite histoire, sachez que Michael Brooks fut retenu par les Charlotte Hornets lors de l’expansion draft de 1988 permettant à la franchise de Caroline du Nord nouvellement créée de se constituer un effectif. Il aura disputé 319 matches en NBA (12.8 pts, 6.3 rbds). Il avait été retenu dans le premier cinq NCAA en 1980 et fut désigné Joueur universitaire de l’année 1980. LaSalle participa au tournoi NCAA en 1978 et 80. Ces mêmes années, il fut désigné MVP de la Conférence Big 5. Brooks fit son entrée au Hall of Fame de sa fac en 1985.

Christophe DEROLLEZ / MONDIAL BASKET
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